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Lanka [roi] (楞伽王, Ryōga-ō, Lèngqié wáng, Laṅkā rāja)

lémure (吉遮, kissha, jízhē, kṛtyā) : démon qui tourmente ou tue les hommes notamment en revenant animer le corps d'un défunt, d'où également la traduction en chinois : 起尸鬼, qǐshīguǐ (esprit qui fait se lever un cadavre). On trouve aussi l'expression assez proche 人吉遮, rén jízhē que nous traduisons par zombie. Dans l'antiquité romaine le lémure était le « spectre d'un mort qui revenait tourmenter les vivants » (Lexilogos, CNRTL).

Lèngqié wáng (Roi Lanka, 楞伽王, Ryōga-ō, Laṅkā rāja)

lǐbài (vénération, 禮拜, reihaï)

libération (délivrance, 解脱, gedatsu, jiětuō, vimukti, vimoksa) : la libération, au sens du bouddhisme, est l'affranchissement des liens de l'illusion et de la souffrance inhérentes à l'existence. Les mots sanskrits vimukti et vimoksa viennent tous deux du verbe vimuc (विमुच्) lui-même formé de vi (वि), loin de, séparé de et de muc (मुच्), libérer, délier.
La traduction chinoise de ce terme a conservé ces deux significations. Jiě (解) signifie diviser, séparer et, de là, délier puis éclaircir, comprendre ; tuō (脱) signifie se défaire de quelque chose, ôter, éviter. D'où les notions de "s'affranchir des liens", "se débarrasser des entraves", "ôter ce qui gêne la compréhension".

liens de parenté [six] (六親, rokushin, liùqīn)

lieu de la loi (法座, hōza, fǎzuò) : lieu où s'assoit celui qui enseigne la doctrine bouddhique.

lieu d'existence (所居, shogo, sūojū) : désigne chacune des quatre terres telles que définies par l’école Tiantai. Les êtres qui les peuplent ont développé des capacités en ce sens appelées aptitude d'existence. Ces êtres sont ceux des quatre mondes supérieurs parmi les dix mondes, à savoir : auditeurs, éveillés pour soi, bodhisattva et bouddha. On retrouve dans le couple de termes, aptitude de résidence et lieu de résidence, la relation capacité (能, , néng) et objet – ou lieu - de l'exercice de cette capacité (所, sho, sūo) propre à la philosophie bouddhique.

lieux [six] : voir douze entrées (十二入).

lìgēn (racine déliée, 利根, rikon)

lígòudì (éloignement de lapoussière, 離垢地, rikuji, vimala)

Li Guang (李廣, ?~-119) : Homme de guerre chinois, expert au tir à l'arc et en équitation. Il est l'un des généraux de l'empereur Wu (武帝, règne -141~-87). Il s'illustre dans les campagnes contre les Xiōngnú (匈奴),nomades turco-mongols qui durant tout le deuxième siècle exercent une menace constante sur le nord de la Chine. Nous connaissons surtout Li Guang pour les lignes qui lui sont consacrées par l'historien Sima Qian (司馬遷, -145 ~-86) dans le Shǐjì(史記). Notons qu'il existe un lien entre cet historien et Li Guang en ce sens où Sima Qian fut condamné pour avoir soutenu l'action du général Li Ling (李陵) qui n'était autre que le petit-fils de Li Guang. Li Guang était d'un caractère entier et fougueux. Il est notamment connu pour un certain nombre d'exploits qui illustrent sa détermination farouche. Poursuivant quelques soldats Xiōngnú avec son détachement d'une centaine de cavaliers, il tombe sur le gros des troupes Xiōngnú. Il n'hésite pourtant pas à attaquer cette armée forte de plusieurs milliers d'hommes jusqu'à la faire reculer. On cite souvent à son propos l'anecdote selon laquelle il aurait cru apercevoir un tigre dans l'obscurité alors qu'il s'agissait d'un rocher. Néanmons la flèche qu'il décoche reste plantée dans la pierre. Agé,il assume l'entière responsabilité du retard de son armée qui s'était égarée et dépité de n'avoir pas été choisi pour mener l'expédition de -119 contre les Xiōngnú, il se suicide.
Pour plus d'informations sur les conflits entre la Chine et les Xiōngnú on se reportera à l'historique suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Xiongnu.

lìjié xiūxíng (ascèse pratiquée durant des éons, 歷劫修行, ryakukō shugyō)

lion (獅子, shishi, shīzi) : article en cours de rédaction, voir l'entrée relative au lion de Manjushri et iconographie.

liùdào (six voies, 六道, rokudō)

liùgēn (six racines, 六根, rokkon)

liùgēn qingjìng (purification des six racines, 六根清淨, rokkon shōjō)

liùjí (six identités, 六即, rokusoku)

liù pōluómì (six perfections, 六波羅蜜, roku haramitsu, ṣaṭ pāramitā)

Liùpōluómìjìng (Sūtra des six perfections, 六波羅蜜經, Rokuharamitsukyō)

liùqīn (six liens de parenté, 六親, rokushin)

Liúshā (Takla-Makan, 流沙, Ryusha)

liùshí (six consciences, 六識, rokushiki)

lǐzhèng (preuve rationnelle, 理證, rishō) : voir trois preuves.

logos (コトハリ, コトハル, kotowari, kotowaru) : on peut s'étonner de trouver le mot 'logos' dans un dictionnaire bouddhique. Pourtant il m'a semblé qu'il était le plus approprié pour traduire le concept de kotowaru tel qu'il apparaît notamment dans un article de la Transmission orale sur les significations, qui est consacré aux stances Jiga. Le terme kotowaru signifie la compréhension d'une chose par la distinction de ses partiesou de son fonctionnement, l'explication de cela, la conscience decela. Face à ces acceptions et aussi pour tenir compte del'aspect singulier de sa graphie en katakana, le terme logos apparaît commeun équivalent adéquat. Rappelons que logos désigne la parole, la raison, le discours, qu'il est opposé au termemuthos (qui a donné mythe, par exemple, en français). Quand on lit les traités de Nichiren, on ne peut que remarquer la logique interne, le recours au raisonnement. Contrairement à d'autres tendances du bouddhisme, il semble bien que son enseignement soit davantage proche du logos que de la pensée mythique.

loi (法, , , dharma) : voir dharma.

loi correcte ou juste (正法, shōhō, zhèngfǎ, sad dharma) : article en cours de rédaction.

loi de ressemblance ou de semblance (像法, zōhō, xiàngfǎ, pratirūpaka dharma) : voir semblance de la loi.

loi finale (période finale, 末法, mappō, mòfǎ, paścima dharma : voir fin de la loi.

loi merveilleuse (妙法, myōhō, miàofǎ, sad dharma) : "merveilleux" signifie ce qui est inconcevable, insurpassable. "Loi" désigne le dharma bouddhique, la doctrine qui explicite le réel. Notons que le terme merveilleux est dû au traducteurKumarajiva, le terme sanskrit sad signifiant juste, bon. Cf. myō (miào) pour l'étymologie et les acceptions de ce caractère.
Enfin, le nom du présent site, Miaofa, se veut un hommage à cette loi merveilleuse.

lokavit (connaisseur du monde, 世間解, sekenge, shìjiānjiě)

Longévité de l'Ainsi Venu [chapitre] (ou Durée de la vie, 如來壽量品, Nyoraï juryō hon, Rúlái shòuliáng pǐn) : XVIe chapitre du Sūtra du lotus. Le Bouddha exhorte de façon répétée son auditoire à l'attention. Celui-ci prouvant la foi avec laquelle il s'apprête à écouter l'enseignement, il lui révèle un principe fondamental. Tous croient que le Bouddha a réalisé l'éveil à Bodhgaya. Il n'en est rien. En fait depuis un temps extrêmement reculé il est un éveillé. Tenter d'appréhender dans nos unités temporelles cette durée est vain, tout comme savoir le nombre de mondes parcourus par celui qui aurait réduit en atomes une infinité de mondes puis les aurait déposés un par un à intervalles très lointains jusqu'à épuisement. Comptons pour chacun de ces atomes un éon, le temps écoulé depuis qu'il est devenu un bouddha est plus ancien encore. Toute la vision que nous avons de la vie du Bouddha n'est qu'un expédient adapté à nos facultés, son corps de manifestation : "il n'y a ni naissance ni mort, ni retrait ni émergence, personne pour résider au monde ni passer en disparition". Le nirvana du Bouddha (son décès), lui-même est un moyen visant à provoquer chez les hommes l'esprit de rechercher la voie. Si le Bouddha demeurait en ce monde en permanence, les êtres ne comprendraient pas la valeur de son enseignement. Pour illustrer son propos, Shakyamuni use d'une parabole. Un médecin habile doit se rendre à l'étranger. Ses très nombreux fils, durant son absence, absorbent une potion qui se révèle être un poison. Quand le père revient, il trouve ses enfants en proie à de terribles douleurs. Il prépare immédiatement le remède adéquat. Certains le boivent et sont guéris mais d'autres, l'esprit troublé, n'en veulent pas. Ne pouvant leur faire entendre raison, il décide d'employer un stratagème. Il leur dit qu'il doit repartir puis envoie un messager qui annonce la mort du père. Le chagrin des enfants et leur inquiétude provoquent un sursaut salutaire, ils avalent la potion. Une fois ses fils guéris, le médecin réapparaît. Il en est de même du Bouddha qui, en fait, ne disparaît jamais, il use de la force du sentiment funèbre, du manque que crée l'absence, pour détourner les êtres de leurs vains penchants et lorsque leurs dispositions sont propices, il apparaît prêchant la loi. Pour Nichiren, ce chapitre est fondamental car il révèle la vraie nature du Bouddha, universelle et intemporelle.

lóng (dragon, 龍, ryū, nāga)

Lóngnǚ (Fille dragon, 龍女, Ryūnyo, Nāgakanyā, नागकन्य)

lumière sereine : voir Terre de la lumière sereine (寂光土, jakkōdo, jìguāngtǔ).

lùnshī (maître des doctrines, 論師, ronji)

lùnyòng (discussion sur l'usage, 論用,ronyū) : voir cinq catégories de significations occultes.

Luóhóuluó (羅睺羅, Ragora, Rāhula)

luttes et disputes acharnées (闘諍堅固, tōjo kengō, dòuzhèng jiāngù) : littéralement luttes et querelles confirmées. "Confirmées" signifie ici la confirmation de la prédiction du Bouddha selon laquelle dans les cinq cents premières années de la Fin de sa loi, le sens des doctrines se perd et des querelles acharnées naissent quant à leur interprétation. L'expression tirée du Sūtra de la grande assemblée (大集經, Daïshūkyō, Dàjíjīng) montre la pugnacité et l'aveuglement des protagonistes dans cette époque troublée. Cf. cinq cents dernières années.

Lùyuàn (Parc aux cerfs, Parc aux gazelles, 鹿苑, Rokuon, Mṛga dāva)

Lùyuànshí (période du Parc aux cerfs, 鹿苑時, Rokuonji)

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