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jakkodo (terre de la lumière sereine, 寂 光土, jiguangtu)

Jambudvipa (閻 浮提, Embudaï, Yanfuti) : d’après la représentation indienne antique du monde, l’un des quatre continents. Jambu désigne un arbre de haute taille aux feuilles triangulaires (eugenia jambolana) et dvipa signifie continent. Il s’agit donc du continent où pousse cet arbre. Dans cette conception, le monde comprend quatre continents qui sont disposés selon les quatre points cardinaux autour du mont Sumeru. Le Jambudvipa est le continent du sud. Sa forme est large au nord et étroite au sud. Chose étonnante, nos continents du sud, Amérique, Afrique, Asie (Inde), ont cette forme triangulaire. La vie y est moins heureuse que sur les continents oriental et septentrional mais c’est là que les bouddha apparaissent. Il est probable que dans un premier temps le terme désignait le sous-continent indien pour signifier ensuite notre Terre. On trouve également souvent l’expression ichi embudaï, yi yanfuti, 閻 浮提, (ichi, yi : un) qui désigne la totalité du Jambudvipa.

jati marana (vies et morts, 生死, shoji, shengsi)

Jayamati (Intention-Victorieuse, 勝意, Shōi, Shèngyì)

ji (soi, , zi)

Ji (Notes, 記, Ki)

ji (dispositions, 機, ki)

ji (compassion, , ci, maitri)

jia (caractère provisoire, , ke)

jiadi (évidence de la temporalité, ketaï)

jiadao zhengdao (voie de la doctrine et la voie de l’attestation, 教道證道, kyodo shodo)

jialouluo (griffon, 迦樓羅, kakuragaruda)

jian baota pin (chapitre de la Vision du précieux stupa, 見寶塔品, ken hoto bon) : XIe chapitre du Sutra du lotus.

jiaopan (systèmes de distinction des enseignements, 教判, kyoban)

jiasha (袈裟, kesa, kasaya)

Jiashebo (迦葉波, Kashoha, Kaçyiapa)

jiata (伽陀)  : voir stances.

jiazheng erdao (deux voies de la doctrine et de l'acceptation [les]教證二道, kyosho nido)

jie (monde, kaï, dhatu)

jie (stances ge, gatha)

jiedan (estrade d'ordination, 戒壇, kaïdan)

jieer (infime, 介爾, geni)

jiesan xianyi (ouvrir les trois et révéler l’unique, 開三顕一, kaisan kenitsu

jieta (偈他) : voir stances.

jietuo (libération, 解脱, gedatsu, vimukti)

jifo (bouddha d’emprunt, , shakubutsu)

Jiga [stances] (自我偈, Jiga ge, Ziwo jie) : début de la partie versifiée du seizième chapitre du Sutra du lotus qui lorsqu'on le lit en sino-japonais commence par les mots Jiga (Depuis que je ...). Dans plusieurs courants nichirenistes la lecture à haute voix de ce passage est incluse dans la liturgie quotidienne. Nous avons traduit l'ensemble des cours de Nichiren consacré à cette partie du Sutra du lotus : voir Transmission orale sur les significations à partir de Depuis que j'ai possédé l'éveil ; parmi eux, il en est notamment un consacré à son interprétation du terme stances Jiga. 

jigoku (enfer, 地獄, diyu, niraya)

jiguangtu (Terre de la lumière sereine, 寂光土, jakkodo)

jigyo keta (pratique personnelle et adaptation à autrui, 自行化他, zixing huata)

jihi (compassion et miséricorde, 慈悲, cibei, karuna)

jihua (conversion empruntée, 迹化, shakke)

jijuyo (Réception et emploi spontanés,自受用, zishouyong)

jikaï (observance des préceptes, 持戒, chijie, sila)

Jikaku [grand maître] (慈覺大師) : titre honorifique décerné à Ennin (794-866).

jikansoku (identité de temps, 時間卽, shijianji) : voir unicité de temps (同時卽, dojisoku, tongshiji).

jikkai (dix mondes, 十界, shijie)

jikkai gogu (présence mutuelle des dix mondes, 十界互具, shijie huju)

Jikoku tenno (roi céleste Gardien du Pays, 持國天王, Chiguo tianwang, Dhrtarastra devaraja)

jimen (doctrine empruntée, 迹門, shakumon)

Jimyō [nonne] (持妙尼, Jimyōama) : autre appellation de la nonne Myōshin.

Jinbi (金錍): appellation abrégée du Jingangbilun (金剛錍論, Kongobeiron), on trouve aussi comme abréviation 金錍論 (Jinbilun, Konbeiron). Texte relevant du courant Tiantai, écrit par Zhanlan. Le titre pourrait se traduire par Traité du scalpel de diamant et fait référence à l'instrument utiliser pour ôter la cataracte et donc faire recouvrer la vue. L'un des principaux thèmes abordés est le fait que même les existants que le bouddhisme qualifie d'apathiques sont pourvus de la nature de bouddha.

jingi (divinités du ciel et de la terre, 神祇)

jingjin ( progression, 精進, shojin, virya)

Jingmingjing (Sutra de Nom-Pur, 淨名經, Jomyokyo, Vimalakirti sutra)

jingtu (Terre pure, 淨土jodo)

Jīnguāngmíngjīng (Sutra de Lumière d'Or金光明經 , Konkōmyōkyō, Suvarnaprabhāsasutra)

Jingyan (Pur-Regard淨眼, Jogen)

Jingzang (Pur-Réceptacle, 淨藏, Jozo)

jingzhi minghe (union obscure du lieu et de la sagesse, 境智冥合kyochi myogo)

jingzhi mingyi (unité obscure du lieu et de la sagesse, 境智冥一, kyochi myoichi)

jinnalo (chimère, 緊那羅, kinnara, kimnara)

ji no ichinen sanzen : voir Une pensée trois mille.

jinshen ou jingangshen (corps du Bouddha impérissable comme l'or ou corps de diamant, 金身, konjin ou 金剛身, kongoshin)

jippo (dix directions,十方, shifang)

jippodo (Terre de la retribution vraie, shibaotu)

jippo no sho butsu, ou jippo funjin no shobutsu (bouddha des dix directions, 十方の諸佛)

jishen chengfo (ce corps devient le bouddha, 即身成, sokushin jobutsu)

Jishi (Le Compatissant, 慈氏Cishi)

Jishu (時宗) : voir l'Amidisme au Japon, dernier paragraphe.

jisshin (dix degrés de la foi, 十信, shixin)

jisso (aspect réel, 實相, shixiang)

Jisso ji, temple de l'Aspect réel (實相) : temple situé à Iwamoto, dans l'ancienne province de Suruga (département de Shizuoka, de nos jours). Ce temple fondé vers le milieu du XIIe siècle était d'obédience Tendaï, branche Jimon. Nichiren séjourne dans ce temple en 1258 pour compulser les sutra de sa très riche bibliothèque en vue de rédiger le Traité sur la pacification du pays et l'établissement de l'orthodoxie (Rissho ankoku ron). Il y rencontre et prend pour disciple un jeune moine qui sera plus tard connu sous le nom de Nikko (1246 - 1333). En 1270, ce dernier propage le nouveau bouddhisme du Lotus dans ce monastère, entraînant l'adhésion de plusieurs jeunes moines dont Nichiji (1250 - ?) qu'il connaît depuis quelques années. Ils font de ce temple l'un des foyers de propagation dans la région du mont Fuji. Le régisseur des études Nichigen également se convertit. Ces mouvements ont parfois entraîné l'opposition des supérieurs de ce temple. Dans le même temps, ce temple, héritier d'une tradition scholastique, est un lieu de confrontation des idées et des arguments et permet au nouveau clergé se rattachant à Nichiren de mener ses premiers débats. Il faut noter que nombre d'entre eux étaient issus du bouddhisme Tendaï. En 1278, Nichiren, écrit une lettre, connue sous le nom de Lettre au temple de l'Aspect réel (Jissoji gosho), au moine Buzen du Jissoji et l'on devine que les débats entre les prêtres de l'ancien Tendaï et les tenants de la nouvelle école devaient aller bon train. Par la suite le Jisso ji est devenu un temple d'obédience nichireniste rattaché à Nichiren Shu.

jisso shinnyo (aspect de la pure ainsité ou aspect réel des choses, 實相眞如, shixiang zhenru)

jitsu daïjokyo (enseignements du Grand Véhicule véritable, shidashengjiao)

jiucheng (réalisation ancienne, 久成, kujo)

jiuhuzhongsheng bulizhongshengxiang (le salut des êtres et l’empathie, 救護衆生不離衆生相kugoshujo furishujoso, sattvanimittarahita sattvaparitrana)

jiujingji (identité absolue, 究竟即, kyukyosoku)

jiuyuanshicheng (véritable réalisation du passé ancien, 久遠實成, kuonjitsujo)

jiuyuan yuanchu (origine du passé, 久遠元初, kuon ganjo)

jodo (devenir la voie, 成 道, chengdao)

jodo (Terre pure, 淨土jingtu)

Jodo shinshu (Véritable école de la Terre pure) : voir l'Amidisme au Japon.

Jodo shu (école de la Terre pure) : voir l'Amidisme au Japon.

Jofukyo (bodhisattva Toujours Sans Mépris, 常不輕 Changbuqing, Sadapaributha)

Jofukyo bosatsu bon (Bodhisattva Toujours Sans Mépris, 常不輕菩薩品, Changbuqing pusa) : XXe chapitre du Sutra du lotus.

Jōganseiyō  (Fondamentaux de la politique de Zhenguan, 貞観政要, Zhenguanzhengyao)

Jogen (Pur-Regard淨眼Jingyan)

jogo jobu (dompteur, 調御丈夫, tiaoyu zhangfu, purusa damyasarathi)

Jogu [prince] (上宮太子, Jogu taishi) : nom sous lequel Nichiren désigne le prince Shotoku (Shotoku taishi, 聖徳 太子, 573 – 621). Fils de l’empereur Yomei, il se rallie au clan Soga qui se caractérisait par ses tendances favorables aux influences continentales et donc bouddhistes. En 587, ce clan l’avait emporté sur d’autres qui eux étaient davantage proches du shinto. Le prince Shotoku est nommé régent impérial par l’impératrice Suiko en 593. Un an après, il édicte des décrets pour favoriser l’implantation du bouddhisme au Japon. Très influencé par la civilisation chinoise, il cherche à "moderniser" le Japon en y introduisant cette culture. Il établit des relations diplomatiques avec la Chine et accueille des artisans, des lettrés et des moines. En 604 il promulgue une constitution en dix-sept articles dont s’inspirera la réforme Taïka (645-650). Jusqu’à sa mort il promeut la construction de nombreux temples dont le Horyuji à Nara. Le rôle du prince Shotoku a été fondamental pour faire sortir le Japon de l’état d’arriération qui était le sien, par assimilation des influences coréennes et chinoises. Pour avoir une idée du retard à combler, il faut savoir qu’avant d’adopter les idéogrammes chinois, les japonais ne disposaient d’aucun système d’écriture.

Jogyo (Pratique-Supérieure, Conduite-Supérieure, 上行Shanxing, Visistacaritra)

Jo hon (Prologue, 序品, Xu pin) : chapitre I du Sutra du lotus.

joie (歡喜地, kangiji, huanxidi, pramudita) : première des dix terres ou dix dispositions. Cette joie est ressentie aux premières perceptions réelles de la voie du milieu. On trouve aussi l’expression disposition première ou terre première (shoji, shidi).

Jōjitsu ron (Traité de l'Accomplissement du Réel, , Chéngshí lùn, Satyasiddhi-śāstra)

Jōjitsu shū (École de l'Accomplissement du Réel, 成實宗, Chéngshí zōng)

Joko (bouddha ou bodhisattvaVase de Clarté, 錠光, Dingguang)

Jomyokyo (Sutra de Nom-Pur, 淨名經, Jingmingjing, Vimalakirti sutra)

jo raku ga jo (pérennité-bonheur-ego-pureté, 常樂我淨, chang yue wo jing)

Joshojin bosatsu (bodhisattva Zèle-Constant, 常精進菩薩, Changjingjin pusa)

joyaux [sept] (七寶, shippo, qibao)

Jozo (Pur-Réceptacle, 淨藏Jingzang)

ju (éloge, 頌, song)

jueko (dix transferts, 廻向, shihuixiang)

Jugaku mugaku ninki hon (Annonciation conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre, 授 學無學人記品, Shouxue wuxue ren ji pin) IXe chapitre du Sutra du lotus.

jugo (dix épithètes, 十號, shihao)

jugyo (dix pratiques, 十行, shixing)

juhakkaï (dix-huit domaines, 十八界, shiba jie, 18 dhatu)

juji (recevoir et garder, 受持, shouchi)

juji (dix dispositions, 十地, shidi)

jujisanpo (trois trésors inhérents, 住持三寶,  zhuchisanbao)

Juji yujutsu hon (Surgis de la terre, 從地踊出品, Congdi yongchu pin) : XVe chapitre du Sutra du lotus.

juju (dix stations, (十住, shizhu)

Juki hon (Annonciation, 授記品, Shouji pin) : VIe chapitre du Sutra du lotus.

juni innen (douze liens causaux, 十二因緣, shier yinyuan, dvadasa pratitya samutpada)

juni nyu (douze entrées, 十二shier ru, dvadasa ayatana)

ju nyoze (dix Ainsi, 如是, shi rushi)

jurasetsunyo (dix ogresses, 十羅刹女, shiluochanu, raksasi)

Jushe (Kosa, 倶舍, Kusha)

jushi hibo (quatorze offenses, 誹謗, shisu feibang)

juyonin (récipiendaires, 授與人)