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a (阿, a, a) : अ, la première lettre de l'alphabet sanskrit, désignée dans cette langue par le terme akāraDans la tradition de l'école des Mystères, cette lettre est appelée la graine  (種子, shuji, zhŏngzíbīja) car elle serait à l'origine du langage et donc des significations. Notons que la voyelle étirée ā sanskrite () peut être également  transcrite en chinois par le même caractère ().






abhedya (non-destruction, 不 懷, fue, buhuai)




Abhidharma (阿毗達磨, Abidatsuma, Apidamo) : deux sens distincts.
1. Troisième "corbeille" (pitaka) du canon bouddhique; ensemble des traités tirant des enseignements à partir des sutra (c'est la scolastique bouddhique, textes compilés à partir de l'enseignement des successeurs du Bouddha). Littéralement abhidharma signifie 'relatif au dharma' c'est-à-dire aux enseignements du Bouddha tels qu'ils apparaissent dans les sutra. Voir tripitaka (trois corbeilles).


2. Abbréviation de l'Abhidharma kosa sasta (阿毗達磨倶舍論, Abidatsumakusharon, apidamojushelun) attribué à Vasubandhu et traduit en chinois par Xuanzang ; dans ce sens on dit aussi le Kosa.






Abhidharma maha vibhasa sastra (大毘婆沙論, Daibibasharon, Dabiposhalun) : oeuvre assez tardive qui fait partie de l'Abhidharma au sens 1. Souvent abrégé sous l'appellation Bhasa (婆 沙, Basha, Posha). C'est notamment dans ce traité qu'est relatée une vision du processus qui amène l'extinction de la loi du Bouddha (voir La fin de la loi selon le Vibhasa, une prophétie consternante).






abi, abi (阿鼻, enfer des souffrances sans rémission, avici)






abhimukhi (présence,現前地, genzenji, xianxiandi)






Abutsu bo房 (1189 ? - 1279) : disciple de Nichiren. Son nom complet était Amidabutsu bo. Amidabutsu étant l'appellation du bouddha Amita en japonais, après sa conversion au bouddhisme du Lotus, il a probablement modifié son nom. Laïc retiré (nyudo) amidiste, ancien bushi exilé sur l'île de Sado après la défaite des troupes impériales de l'ère Jokyu (1221). Il habite non loin du cimetière de Tsukahara dont la chapelle sert de refuge à Nichiren au début de son exil. Venu pour débattre avec Nichiren, finalement ce vieil homme abandonne l'amidisme. Sa femme, la nonne Sennichi se convertit également. A la fois le moine Abutsu et son épouse ont reçu de Nichiren des lettres très importantes. Malgré son âge il se serait rendu jusqu'au mont Minobu pour revoir Nichiren. Il meurt à Sado en 1279.






acacia confusa (相 思樹, xiangsishu, sōjiju) : arbre que l’on trouve en Asie, acacia de grande taille dont les fleurs sont jaunes. Pour plus de détails voir : http://en.wikipedia.org/wiki/Acacia_confusa. Cité par Nichiren dans la Réponse à dame nonne Myōshin ,voir Xiangsi.






Acala (Roi de Lumières Immuable, 不動明王, Fudomyö, Budongmingwang) : voir Immuable (Roi de Lumières Immuable).






acala (immuable, 不動地, fudoji, budongdi)




acarya (阿闍梨, ajari, esheli) : littéralement, qui enseigne par son exemple (modèle). A l’origine le terme désigne un maître auprès duquel on fait son apprentissage. Par exemple, la relation maître - disciple se dit acarya sisya. Dans le bouddhisme monacal ancien, le novice (sramanera) étudiait la doctrine auprès d’un précepteur ainsi désigné (acarya), et un censeur (upadhyaya) lui inculquait l’éthique ou discipline (vinaya). Cette répartition des rôles qui vise à confier à deux maîtres distincts les enseignements des sutra et ceux de la discipline est particulièrement judicieuse ; on la retrouve par la suite dans des expressions telles que maître des doctrines et maître des hommes. De ce point de vue la qualité de "guru" dont se vêtent certains aujourd’hui ressortit davantage de la tradition brahmanique que bouddhique. Le Bouddha, quant à lui, possède à la fois la connaissance de la loi et du cœur des hommes. C’est ce que désigne l’un des titres qui lui est attribué, celui de grand maître et guide (大導師, daïdoshi, dadaoshi). Au Japon, vers le IXe siècle, particulièrement dans la tradition des Paroles Véritables (Shingon), le terme désigne un moine de haut rang qui a reçu la transmission secrète. Nichiren l’emploie souvent pour nommer ses disciples religieux les plus proches et tout particulièrement ses six successeurs (cf. six moines aînés et Nichiren et ses successeurs) ainsi :

Nissho (1221 - 1323) est-il appelé "Acarya Ben",
Nichiro (1245 - 1320), "Acarya du Grand Pays",
Nikko (1246 - 1333), "Acarya du Lotus Blanc",
Nichiji (1250 - ?), "Acarya de la Fleur de Lotus",
Nitcho (1252 – 1317 ?), "Acarya d’Iyo",
Niko (1253 - 1314), "Acarya de Sado".



accord et opposition (與奪, yodatsu, yuduo) : littéralement donner et enlever ou donner et reprendre. Deux attitudes possibles lors de la discussion, donner son assentiment (même temporairement) pour suivre le développement du raisonnement ou bien s’y opposer si les idées semblent irrecevables. Termes souvent mis en relation avec les deux voies que sont la captation accommodante (攝受, shoju, sheshou) et la persuasion coercitive (折 伏, shakubuku, zhefu).






actes (, go, yue, karman) : l'ensemble des trois sortes d'actes - mentaux, corporels et vocaux -, que nous effectuons constamment et qui, eux-mêmes, amènent divers effets. Chaque personne est l'accumulation de ces actes. Contrairement à l'acception courante, le bouddhisme voit ici davantage la production continue de ces actes, plutôt qu'une sorte de destinée préétablie qui serait impartie à l'individu.






actes anciens (先業, sengo, xianyue, purva karman) : actes du passé et le plus souvent actes effectuées dans des existences antérieures et qui ne sont pas encore rétribués. La connotation est généralement négative.






actes psychiques (心行, shingyo, xinxing) : l'activité de l'esprit, le fait que d'instant en instant diverses pensées se succèdent et occupent 1'esprit. Il s'agit également des pensées bonnes ou mauvaises qui se présentent à 1'esprit ou qui sont générées par celui-ci.






actes résidants (宿業, shukugo, suyue) : actes du passé. Les actes effectués dans le passé et qui n'ont pas encore eu de rétribution, conditionnent le devenir du sujet. Selon les doctrines bouddhiques, ces actes résident dans la huitième conscience (alaya vijñana, conscience réceptacle, 阿 賴耶識, arayashikialaiyeshi). Ce sujet est évoqué sur le Forum Miaofa  à propos des résultats liés aux pratiques bouddhiques.






activité (所作, shosa, suozuo) : conduite, actes produits. Littéralement ce qui est (所, sho, suo) effectué, produit (sazuo). Les trois actes qui découlent de la capacité d'agir. Antonyme : capacité d'agir (, nosa, nengzuo)On retrouve dans ce couple de termes la relation capacité (能, no, neng) et objet de l'exercice de cette capacité (所, sho, suo).







adaptation à autrui (化他, keta, huata) : voir pratique personnelle et adaptation à autrui.





agama (période des Traditions, 阿含時, agon ji, ahan shi )






âges derniers (末代, matsudaï) : il s'agit de cet âge final où les capacités et les vertus des hommes sont amoindries. Voir fin de la loi.






agon ji (période des Traditions, 阿含時, ahan shi, agama)






aham (je, moi, 鄙hibi)




ahan shi (période des Traditions, 阿含時, agon ji, agama)






Ainsi (如 是, nyoze, rushi) : voir dix Ainsi (如是, ju nyoze, shi rushi).






ainsité (, nyo, ru, tathata) : nature authentique, non conditionnée, de toute chose ; réalité ultime ; ce qu'est réellement tout phénomène (tout dharma) mais qu'il est impossible de définir ou d'exprimer. Certaines écoles Madhyamika (voie du milieu) considèrent l'ainsité comme synonyme de la vacuité. Voir parfaite ainsité.






Ainsi-venu (如來, Nyoraï, Rulai, Tathagata) : l'un des dix titres honorifiques ou dix épithètes (jugo, shihao) du Bouddha, "celui qui est parvenu à la réalité même, celui qui nous en est revenu", "celui qui est venu ainsi". Ces termes signifient que le Bouddha atteste de la réalité, mais aussi qu'il est venu en ce monde pour le salut des êtres.



Ainsi-venu Maître ès Remèdes (師如來, Yakushi nyoraï, Yaoshi rulai, Baishajya guru) : Maître du monde d'Emeraude à l'est de l'univers. Alors qu'il était bodhisattva, il promit de soigner tous les êtres. Dans ce sens il est souvent confondu avec le bodhisattva Roi des Remèdes. Illustration : statue de l'Ainsi-venu Maître ès Remèdes, Temple Gokurakuji, Kamakura.






Airan (Amour ou Attraction,愛 染, Aizen, Raga)






Aizen (Amour ou Attraction, 愛 染, Airan, Raga)




ajari (acarya, 阿闍梨, esheli)






Ajase ō (Ajātaśatru [roi], 阿闍世王, Āshéshì wáng)






Ajātaśatru [roi] (阿闍世王, Ajase ō, Āshéshì wáng) : peu de données historiques sur ce roi, sinon les textes bouddhiques. Il est fort probable qu’une part non négligeable de ces informations relève de la légende. Contemporain du Bouddha, il aurait vécu au – 5e siècle. Le nom Ajātaśatru (अजातशत्रु), en sanskrit signifie celui dont l'ennemi (śatru) n'est pas (a) né (jāta). Son père, le roi Bimbisāra, était l’un des disciples duBouddha ; son royaume, le Magadha se situe dans la région actuelle du Bihar. Néanmoins Ajātaśatru devint le disciple de Don des Dieux et en vint à commettre toutes sortes de méfaits. Il accèda au pouvoir en tuant son père. Il fit également emprisonner sa mère. C’est sous son règne que l’état de Magadha, l’un des seize royaumes de l’Inde antique, atteignit sa plus grande expansion. Il aurait été l’inventeur ou du moins le premier utilisateur du char scythe, char dont les moyeux des roues sont dotés d’une lame. Hanté par ses meurtres et tueries, il aurait perdu le sommeil et développé un caractère inquiet. Ce n’est qu’en se rendant auprès du Bouddha et en entendant celui-ci enseigner la loi aux disciples qu’il aurait recouvré un peu d’apaisement. Il devint donc un bienfaiteur du bouddhisme et soutint l’expansion de celui-ci. Il aurait été tué par son propre fils, Udāyibhadda. Pour plus d’anecdotes ou de récits légendaires  sur la vie de ce prince on se reportera au canon pali (en anglais).






Akasa garbha (bodhisattva Corbeille de Vacuité-Totale, 虛空藏菩薩, Kokuzo bosatsu, Xukongcang pusa)






akki (esprits maléfiques, , egui)






akudo (voies mauvaises, 惡道, edao, durgati)






akushu (mauvaises destinées, 悪趣, equ, durgati)




alaiyeshi (conscience réceptacle, 阿賴耶識, arayashikialaya vijñana)




alaya vijñana (conscience réceptacle, 阿賴耶識, arayashikialaiyeshi)






allocutaire (對告衆, taigoshu, duigaozhong) : le sens est celui de porte-parole, interlocuteur, représentant. Personnage qui est le représentant d'un groupe ou d'une assemblée et qui dans l'exposé des sutra est l'interlocuteur du Bouddha. Des disciples éminents tels Shariputra, Ananda et Maitreya ont souvent tenu ce rôle.






ama (nonne, ,ni)





amala vijñana (conscience amala ou pure conscience, 阿摩羅識, amarashiki, amoloshi)





amarashiki (conscience amala ou pure conscience, 阿摩羅識, amoloshi, amala vijñana)




Amaterasu Omi kami  (天照太神) : voir Tensho Daïjin et aussi cinq règnes de divinités terrestres.






Amatsuhikohikohononiniginomikoto (天津彦彦火瓊瓊杵尊) : voir cinq règnes de divinités terrestres.




Amenooshihomiminomikoto (天忍穂耳尊) : voir cinq règnes de divinités terrestres.




amidisme (念佛, nenbutsu, nianfo) : école bouddhique ainsi dénommée en référence au nom du bouddha Amita. Nenbutsu signifie littéralement penser (nen) au bouddha (butsu). Nom donné à la secte de la Terre Pure, école chinoise bouddhique relevant du Grand Véhicule. Selon cette école les croyants peuvent être sauvés et accéder au paradis d'Amita dès lors qu'ils prononcent son nom ou gardent ce bouddha présent à l'esprit. L'amidisme s'est répandu en Chine depuis le sixième siècle et a été le mouvement le plus populaire du bouddhisme. Les désordres du temps ont fait que beaucoup ont vu dans sa doctrine une véritable échappatoire vis-à-vis du monde et l'espoir de renaître ensuite dans la Terre Pure d'Amida. Ce bouddhisme repose essentiellement sur la notion de tariki, la force de l'autre ; ce n'est que la compassion d'Amita qui peut sauver les hommes de ce monde impur. En savoir plus : l'amidisme au Japon.






ami du bien ou ami de bien (善知識, zenchishiki, shanzhishi) : expression que l’on trouve dans plusieurs sutra notamment l’Ekottaragama (Zo ichi agonkyo, Zeng yi ahanjing), un des sutra de la Période des Traditions, et le Sutra du lotus. Pour reprendre la définition que ce sutra en donne en son vingt-septième chapitre : "un ami de bien est une relation majeure, en ce qu’il convertit, guide, permet de voir un Éveillé et de déployer la pensée d’Éveil complet et parfait sans supérieur" [réf.] Le Sutra Agama dit, quant à lui, que dans la communauté bouddhique, chacun doit s’efforcer d’être un ami du bien pour ses compagnons. Terme opposé "ami du mal" (知識, akuchishiki, ezhishi).






Amita (Lumière-Infinie, Longévité-Infinie, 阿彌陀, Amida, Emituo, Amituo, Amita, Amitabha ou Amitayus) : bouddha qui apparaît dans certains sutra du Grand Véhicule. Inconnu du bouddhisme primitif, son culte est depuis longtemps le plus populaire en Extrême-Orient, à tel point qu’il a grandement éclipsé le culte rendu au Bouddha historique, Shakyamuni. Au début pourtant, son paradis occidental n’était que l’une des terres de bouddha. Les conditions qui ont présidé à la naissance de la dévotion dont il fait l’objet sont pour le moins obscures. Les influences indiennes semblent peu nombreuses, il y a eu probablement rencontre avec des cultes locaux des régions occidentales de la route de la soie. Toute une littérature s’est créée sur ses vies antérieures, ses qualités, etc. Il n’y a qu’en Chine et dans les pays qui ont assimilé la culture chinoise que le culte d’Amita s’est répandu. Il faut dire que les pouvoirs d’Amita sont considérables et que la seule pensée de faire vœu de renaître dans son paradis est salvifique. Amita lui-même a fait vœu de sauver tous les êtres, il est prêt même à la damnation, s’il ne peut sauver un seul être qui aurait fixé son esprit sur lui et ce, quels que soient les méfaits du croyant en question. Nous sommes là dans le domaine de la piété populaire et l’on imagine facilement les renchérissements multiples qui ont marqué le culte rendu à ce bouddha. Cela dit, les écoles savantes et ésotériques n’ont pas été en reste et ont développé différents aspects de la symbolique qui lui est liée. Dans le Tiantai chinois les sutra relatifs à Amita sont considérés comme ressortissant de la troisième période dite du déploiement. Toutefois les tendances syncrétiques de cette école ont amené également une contagion d’éléments du culte d’Amita. Nichiren a une position unique vis-à-vis de ce courant du bouddhisme, il le condamne sans réserve. En savoir plus : Nichiren et le culte d'Amita.




amoloshi (conscience amala ou pure conscience, 阿摩羅識, amarashiki, amala vijñana)




Amour ou Attraction (愛染, Aizen, Airan, Raga) : abréviation de Roi de Lumières Amour, également traduit Roi de Science d’Attraction (愛染明王, Aizen myoö, Airan mingwang, Ragaraja). L’attraction à laquelle son nom fait allusion est celle des désirs charnels. Personnage qui gouverne les passions amoureuses des humains et qui est représentatif de l’aspect tantrique du bouddhisme. Il n’est pas sans rappeler Éros (cf. dans le « en savoir plus » Éros et Thanatos) cependant contrairement à Éros, son aspect est effrayant, ce qui est le cas des autres Rois de Lumières également. Son corps est rouge vif (couleur des passions charnelles), il a souvent trois paires de bras, trois yeux ou trois visages. Comme Éros, il a pour attribut l’arc mais aussi d’autres instruments pour accrocher tel l’hameçon ou le crochet. Pour le croyant du bouddhisme, il est censé le protéger des erreurs qui génèrent les passions profanes pour faire naître une énergie plus grande qu’elles. Il incarne le processus appelé « les passions s’identifient à l’éveil » où le but recherché est moins l’annihilation des passions que l’utilisation de l’énergie qu’elles contiennent pour un but supérieur. Il y a là une différence radicale d’attitudes, d’un côté on vainc l’attraction par la non-attraction et de l’autre par une attraction plus grande encore. Dans les représentations bicéphales de ce personnage les deux têtes évoquent les aspects masculin et féminin du désir. Selon les auteurs anciens, ai (l’amour) serait le propre de la femme et zen, ran (l’attraction, ce qui réagit par stimuli, par imprégnation) celui de l’homme. Cette opinion n’est sans doute pas une vérité en soi mais plutôt le reflet des conceptions d’une époque et d’une culture.
En savoir plus : les représentations de Roi de Lumières Amour par Nichiren et Attraction et Immuable : Éros et Thanatos ?
Illustration : Représentation du Roi de Lumières Amour, musée
Tsurugaoka Hachimangu, Kamakura.





Ananda (阿難陀, Ananda, Enantuo) : son nom apparaît dans les écrits de Nichiren également sous la forme abrégée "Anan (阿難)" ou "vénéré Anan". Son nom signifierait "allégresse" mais aussi "sans tache". Frère cadet de Don des Dieux et cousin de Shakyamuni il fut le disciple de ce dernier et le servit fidèlement pendant vingt-cinq ans. Il est l’un des dix grands disciples et le premier pour la qualité de son écoute et la mémorisation des enseignements qu’il entendait en accompagnant le Bouddha. Le Sutra du nirvana le met en scène et le voit recueillir les derniers enseignements de son maître. Il s’inquiète de savoir qui sera son guide après le trépas du Bouddha et celui-ci lui répond, ce qui est notre part commune du legs : "Tu seras ta propre lumière, Ananda". Il prit une part importante au côté de Kashyapa dans la première compilation des enseignements et succéda à ce dernier à la tête de la communauté (sangha).




anatmanah sarvadharmah (les multiples dharma sont sans ego, 諸法無我, sho ho muga, zhu fa wuwo)






Anavatapta(Etang des Ardeurs froidies, 無熱池,Munetsuchi, Wúrè chí )






animaux (畜生, chikusho, chusheng, tiryag) : habitants du troisième des dix mondes ou des trois ou quatre mauvaises voies ou destinations. Ils peuplent l’eau, la terre et l’air. Selon le bouddhisme, la condition animale est peu enviable. Elle est caractérisée par la lutte incessante pour la survie où le fort se nourrit du plus faible : "les animaux qui ont pu survivre s'entretuent encore" (Lettre à Niike). La notion du temps est très limitée. Pour les humains renaître en tant qu’animal est une forme de dégradation de même que laisser la part bestiale qui est en nous, l’emporter. Dans le Sutra du lotus au chapitre XXII, Don des Dieux, une enfant dragon accède à l’éveil, symbolisant de la sorte l’existence du monde du bouddha dans le monde des animaux. Même si le monde des animaux est terrible, Nichiren reconnaît chez certaines bêtes des qualités pas toujours présentes chez ses contemporains (cf. Lettre à Niike). Le bouddhisme recommande la bienveillance à l’égard de la gent animale. Voir le tableau des 10 mondes.






Annonciation (授記品, Juki hon, Shouji pin) : VIe chapitre du Sutra du lotus. L'annonciation est faite à trois grands auditeurs, successivement Kashyapa, Subhuti et Maudgalyayana qu’ils deviendront des bouddha et ce d’une façon assez similaire à ce qui a été dit pour Shariputra au chapitre III (Parabole). A chaque fois, une prédiction détaillée est énoncée qui comprend les actes (offrandes, élévations de stupa, etc.) qui entraîneront ce résultat, le nom du bouddha, de son éon, de son territoire, la qualité de ses disciples, la longévité du bouddha et la durée de la période de sa loi correcte puis de sa loi de semblance. Néanmoins, il est toujours annoncé que chacun de ses grands auditeurs deviendra un bouddha "une fois départi de ce corps" (捨是身已, sha ze shin ni, she shi shen yi). Il y plusieurs compréhensions ; la plus évidente est de penser que cela se fera dans une existence ultérieure ou par mortifications. Dans la Transmission orale sur les significations (Ongi kuden), Nichiren examine la signification du caractère sha  (se départir, abandonner, rejeter) et y voit deux interprétations. La première c’est se départir temporairement (il utilise l’adverbe ten qui signifie cycliquement, par transformation) et la seconde c’est se départir définitivement (ei qui signifie éternellement). La première acception ressortit de la doctrine empruntée et la seconde de la doctrine originelle, en ce sens où la doctrine originelle révèle des enseignements tels que vies et morts s’identifient au nirvana (生死即涅槃, shoji soku nehan, shengsi ji niepan) ou les passions s’identifient à l’éveil (煩惱即菩提, bonno soku bodaï, fannao ji puti).





Annonciation conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre (授 學無學人記品, Jugaku mugaku nin ki hon, Shouxue wuxue ren ji pin) : IXe chapitre du Sutra du lotus. Ananda et Rahula demandent à leur tour au Bouddha de leur conférer l’annonciation de l’éveil. Deux mille auditeurs, de différents niveaux, certains sont encore étudiants d’autres ont maîtrisé les doctrines, se joignent à cette requête. Le Bouddha donne sa prédiction pour Ananda. Il révèle l’ancienneté des liens avec ce disciple. Dans le passé, les deux hommes parvinrent à l’éveil auprès d’un bouddha nommé Roi de Vacuité, Ananda par la voie de l’érudition et Shakyamuni par celle de la pratique religieuse, d’où le rôle que chacun d’eux assume aujourd’hui. Du coup, Ananda se souvient de son vœu originel : garder en mémoire la loi des éveillés pour la transmettre. Puis Rahula reçoit également l’annonciation, ensuite de quoi c’est au tour des deux mille auditeurs. Rappelons que ces annonciations massives délivrées à des auditeurs et des arhats (cf. le chapitre VIII du Lotus) sont le propre du Sutra du lotus. Dans les autres sutra du Grand Véhicule, ces êtres des deux véhicules sont plutôt jugés indignes de l’éveil à cause de la recherche toute personnelle de la sagesse à laquelle ils se livrent.






anutpattika dharma kṣānti (constance de la non naissance des phénomènes, 無生法忍, mushōhōnin, wúshēngfǎrěn)






Anrakugyo hon (Pratique commode, 安樂行, Anyuexing pin) : XIVe chapitre du Sutra du lotus.




antérieur (爾前, nizen, erqian) : littéralement avant ce temps-là et signifiant avant l’exposé du Sutra du lotus. Dans le système de classification des enseignements du Tiantai, il s’agit des quatre premières des cinq périodes. On retrouve cette expression dans de nombreux composés, par exemple sutra antérieurs.
 



anuttara (suprême, 無 上士, mujoshi, wushangshi)






Anyuexing pin (Pratique commode, 安樂行, Anrakugyo hon) : XIVe chapitre du Sutra du lotus.




apathique (非情, hijo, feiqing) : désigne tout ce qui est denué de sentiments, tels que les minéraux et les végétaux, et ce par opposition à l'émotionnel (有情,ujo, youqing), les existences dotées d'affectivité tels les animaux.






Apidamo (Abhidharma阿毗達磨, Abidatsuma)




appuis de la loi (, ho shie, fa siyi) : voir quatre appuis de la loi.






aptitudes (ki, ji) : voir dispositions.




arayashiki (conscience réceptacle, 阿賴耶識, alaiyeshi, alaya vijñana)




arcismati (embrasement de la sagesse, 焰慧地, en eji, yanhuidi)




arhat (阿羅漢, arakan, elohan, arhat) : méritant, digne d’offrandes. Saint ayant pratiqué les ascèses des auditeurs et ayant obtenu la quatrième délivrance (shi ka, si gua) qui est le plus haut éveil selon les enseignements du Petit Véhicule. Il a tranché les liens des passions qui retiennent aux trois mondes et donc ne sera plus appelé à renaître dans ceux-ci. En tant que tel il représente l’idéal du Petit Véhicule. Le Grand Véhicule a substitué à cette image celle du bodhisattva qui est prêt à renoncer à la délivrance pour sauver les êtres.

Toutefois nous devons remarquer que ce terme fait partie de la liste des dix épithètes qui qualifient un bouddha.  Dans ce cas, dans les sutra du Grand Véhicule, nous trouvons plutôt la traduction 'digne d'offrandes (應 供, ogu, yinggong)' que la translittération arakan, elohan.
Illustration : les arhat du temple Otagi Nenbutsuji à Kyoto.





Arrêt (止, Shi, Zhi ) : appellation abrégée du Grand arrêt et examen (摩訶止觀, Maka shikan, Mohe zhiguan).




arupadhatu (monde du sans-forme, 無色界, mushikikai, wusejie)






artifices démoniaques : voir demeures des artifices démoniaques (maen no sumika).






Asanga (début du IVe siècle) : connu en Chine sous le nom de Esengqie (阿僧伽, c’est une translittération) ou Wuzhu (無著, difficile à traduire : wu privatif et zhu notoire, auteur) que les japonais prononcent respectivement Asogya et Mujaku. Fils d’un brahmane de Purusapura (Peshawar, Inde du nord), frère ou demi-frère de Vasubandhu. Il entre dans les ordres dans le courant du Petit Véhicule puis s’oriente vers le Grand Véhicule. Il écrit une partie de ses œuvres sous l’ « influence » du bodhisattva Maitreya. C’est d’ailleurs peut-être de là que vient son nom en chinois. Il passe pour le fondateur ou au moins l’un des premiers maîtres du courant du Yogacara (pratiques yogiques). Ces pratiques, alliées à l’étude des textes, lui semblent indispensables pour établir une concentration favorable à l’éveil. Il initie son frère Vasubandhu aux doctrines du Rien que conscience caractéristiques du Yogacara. Il est davantage préoccupé de réalisations spirituelles que conceptuelles. Rédacteur du Mahayanasamgraha La Somme du Grand Véhicule, texte fondateur des Yogacara traduit en français, [ref. : La Somme du Grand Véhicule d’Asanga, Traduit et commenté par Etienne Lamotte, Publications de l’Institut Orientaliste de Louvain 1973] Asanga a été l’un des principaux penseurs du bouddhisme indien. Ces recherches l’ont conduit à s’interroger sur le fonctionnement et l’existence de l’esprit qui revêt dans sa philosophie une importance centrale. Il débouche sur la compréhension de la huitième conscience, la conscience réceptacle (alaya vijnana). L’Esprit lui apparaît le seul lieu du monde empirique et de la pensée, il l’identifie au corps de dharma. Pour lui la réalité et la conscience que nous en avons n’est que d’ordre mental. D’où le nom donné à cette philosophie : le Rien que conscience. Ce n’est pas pour autant un déni du réel mais l’acceptation de l’idée que nous pouvons nous en faire. On a qualifié les courants qui découlent de cette conception de « bouddhisme idéalisant ».




ascèses (修行, shugyo, xiuxing) : article en cours de rédaction.





ascétisme : pratique radicale des ascèses (shugyo, xiuxing). Le Bouddha après avoir pratiqué l’ascétisme s’en est éloigné, jugeant que c’était une pratique extrême qui pouvait même éventuellement induire des désordres psychiques. Le bouddhisme prône le respect et la maîtrise du corps.






Āshéshì wáng (Ajātaśatru [roi], 阿闍世王, Ajase ō)






ashura (asura, 阿修羅, exiuluo)




Ashvagosha : connu en japonais sous le nom de Memyo (馬鳴), Maming en chinois (nom bizarre qui signifie "hennissement", d’après la réaction admirative que produisaient ses poèmes sur les chevaux !). Auteur indien qui a vécu vers le premier ou le deuxième siècle. Connu pour ses poèmes de cour et ses dramaturgies fortement teintés de l’univers du bouddhisme. Trois textes lui sont attribués de façon à peu près certaine notamment un Buddhacarita (Vie du Bouddha) et un Sariputra prakarana (Drame intitulé Shariputra). Il est surtout connu pour des traités qui lui sont attribués mais qui datent d’époques ultérieures et surtout le très célèbre Eveil de la foi dans le Grand Véhicule (Daijo kishin ron, Dasheng qixin lun). Ce texte fut traduit par Paramartha (499 – 569). Sous une forme claire et concise il précise les grandes lignes philosophiques du Grand Véhicule et donne également dans son troisième livre des conseils sur le désir d’éveil, sur la foi et sur la contemplation. Son influence a été considérable sur le bouddhisme chinois et particulièrement sur les courants méditatifs.




aspect de la pure ainsité ou aspect réel (實相眞如, jissoshinnyo, shixiang zhenru) : notion issue du bouddhisme Tiantai et élaborée par Zhiyi en se fondant à la fois sur des notions de son propre courant mais aussi du nagarjunisme. Cet aspect réel des choses fait que la réalité apparaît sous une "triple évidence harmonieuse (圓融三諦, enzoku santaï, yuanrong sandi)" : évidence de la vacuité kutaï, kongdi, évidence du provisoire ketaï, jiadi et évidence du milieu chutaï, zhongdi. C'est à dire que l'observation des choses montre, selon les doctrines du Grand Véhicule, une absence de nature propre, tout résulte de la production conditionnée, c'est l'évidence de la vacuité; elle montre également un aspect provisoire et éphémère, tout se modifiant sans cesse, c'est l'évidence de la temporalité. Ces deux évidences coexistent et les phénomènes sont perçus dans cette double vision simultanée. Un système qui ne développerait que l'une de ces deux vérités serait partial. L'observateur lui-même se tient "au milieu" de ces deux concepts et les intègre ensemble. Dès lors, il n'est plus un simple observateur qui décrit un objet extérieur. Il participe de cette triple réalité à laquelle renvoie l'expression "triple évidence harmonieuse".
Le deuxième terme, pure ainsité, renvoie à un commentaire de Xuanzang (602-664) des Trente stances du Rien que conscience de Vasubandhu dans lequel il dit : "Pure signifie véritable, ce qui se révèle sans illusion, ainsi désigne ce qui apparaît sans changement de façon pérenne". Dans le bouddhisme, la vision de l'Eveil correspond à ces caractéristiques.





aspect réel ou aspect véritable (實相, jisso, shixiang) : véritable aspect des dharma qui présentent alors un aspect égal et inchangeant. Alors que la perception ordinaire ne permet pas de voir dans les multiples phénomènes leur aspect réel, la contemplation de celui-ci, grâce à la purification des sens et de la pensée, est l'un des objets du bouddhisme.




aspect réel des multiples dharma (諸法實 相, shohojisso, zhufashixiang) : concept fondamental de plusieurs courants de pensée du Grand Véhicule  qui apparaît notamment  dans le chapitre des Moyens du Sutra du lotus (cf. dix Ainsi).  Cette notion a donné lieu à de nombreuses exégèses puisque la description qu'en donne le Sutra du lotus dans la traduction de Kumarajiva introduit les dix Ainsi. Or les dix Ainsi en question sont l'une des constituantes de la description du phénomène mental appelé Une pensée trois mille. Une des lectures couramment admises est que les multiples dharma sont en eux mêmes l'aspect réel. Selon le deuxième chapitre du lotus, cet aspect réel transparaît directement de la multiplicité des dharma dans la compréhension des bouddha, ce qui n'est pas le cas pour les êtres des deux ou des trois véhicules. Voir également aspect de la pure ainsité, production conditionnée.




asura (阿修羅, ashura, exiuluo) : parfois traduit par titans, personnages avec lesquels les asura partagent la volonté de conquérir les dieux. Habitants du quatrième des dix mondes, quatrième mauvaise destination. Les origines des asura remontent aux plus anciennes croyances indo-iraniennes. Les asura sont des sortes de dieux inférieurs, de là leur jalousie envers les dieux contre lesquels ils mènent une guerre sans fin. Cette jalousie les enlaidit. Ils sont dévorés d’orgueil et luttent pour conquérir un pouvoir qu’ils n’ont pas. Ils habitent les rives et les abîmes marins. C’est dans un texte attribué à Ashvagosha qu’ils figurent comme une destination particulière de renaissance. Ils sont fourbes et violents. Les asura par contre peuvent se montrer craintifs devant un ennemi puissant. L’iconographie ne les dessert pas vraiment. Hideux, ils ont plusieurs bras voire plusieurs têtes. Par contre leurs femmes seraient belles. Ces asura qui représentent le quatrième des dix mondes, nous incitent à réfléchir sur notre condition d’hommes (cinquième monde), encadrés par ces mauvais titans et par les dieux (sixième monde).






Atsuhara (熱原) : lieu qui se trouvait dans l’ancienne province de Suruga et qui est actuellement compris dans la ville de Fuji, département de Shizuoka. Persécution qui dura environ deux ans et commença en 1278. Depuis1275 Nikko était actif dans la région de Suruga. Dans plusieurs monastères Tendaï de la région, notamment le temple de l’Aspect réel (Jissoji) ou le temple de la Source du dragon (Ryusenji) il avait de fervents disciples. En outre des bushi ou intendants de la région le soutenaient, telles la famille Nanjo à Ueno et la famille Takahashi à Kajima. Grâce aux efforts des moines qui s’étaient convertis au bouddhisme de Nichiren, de nombreux paysans avaient été gagnés par la nouvelle foi. L’abbé du temple de la Source du dragon, Gyochi, voyait tout cela d’un mauvais œil. Il tenta d’expulser certains moines mais cela ne changea pas la situation fondamentalement. De concert avec un seigneur local il décida de nuire aux croyants par des actions beaucoup plus violentes. Il espérait les effrayer en usant de la terreur et en faisant planer une menace diffuse. Lors d’une fête shinto et d’une démonstration de tir à l’arc à cheval un croyant fut grièvement blessé. La violence redoubla, un assassinat fut commis. Le neuvième mois de 1279, lors des récoltes dans les champs de deux moines convertis, Nichiju et Nichiben, des hommes armés capturent vingt paysans. Ils sont accusés par Gyochi de vol de céréales. L’affaire prend suffisamment d’ampleur pour qu’ils soient déferrés à la capitale. Malheureusement c’est le saemon Heï Yoristuna qui se charge d’instruire l’affaire. Il faut rappeler que ce personnage, amidiste dévot, était celui-là même qui avait instruit en 1271 une procédure contre Nichiren, aboutissant à une peine d’exil et qui de son propre chef avait voulut le faire décapiter (cf. Nichiren biographie). Nichiren envoie des disciples à Kamakura pour tenter d’apaiser la situation mais sans résultat concret. Les vingt prisonniers subissent des pressions énormes et des sévices mais pas un ne renie sa foi. On comprend mal d’ailleurs comment un simple procès pour vol a abouti à une sorte d’inquisition. Finalement, trois d’entre eux sont condamnés à la peine de mort par décapitation. Il s’agit de Jinshiro (Jin, le quatrième), Yagoro (Ya, le cinquième) et Yarokuro (Ya, le sixième). Les autres seront relâchés.




attestation [voie de l'] (shodo, zhengdao)






attribution personnelle et notification de vive voix (面授口決, menjuguketsu, mianshoukoujue) : façon dont un enseignement secret est conféré au disciple ; il le reçoit () en personne de la part du maître, l'expression chinoise indique que les deux se font face (), et avec les instructions orales () spécifiques ().






auditeurs (聲聞, shomon, shengwenśrāvaka) : littéralement, celui qui entend () la voix (). Etres du septième des dix mondes, du premier des deux (ni, er) ou trois véhicules (sanjo, sansheng). Ces auditeurs sont les auditeurs de l’enseignement du Bouddha. Non seulement l’entendent-ils mais ils mènent une profonde réflexion dessus. Ils habitent la terre de la résidence commune. Dans les dix mondes, ils représentent la première classe bouddhique d’êtres. En effet, les êtres décrits dans les six premiers mondes, qui forment le samsara, de l’enfer aux dieux en passant par les animaux ou les hommes, existent également dans les autres religions. Les auditeurs sont donc le premier degré d’êtres sur lesquels la doctrine bouddhique est efficiente. En ce sens, ils constituent le premier des trois véhicules, ainsi appelés car ils désignent trois sortes d’êtres qui sont liés à l’éveil et qui sont les auditeurs, les éveillés pour soi et les bodhisattva. Le monde des auditeurs étant typiquement bouddhique, théoriquement les non-bouddhistes n’en font pas partie. Il arrive que dans les sutra du Grand Véhicule, les auditeurs soient un peu raillés, comme par exemple dans L'Enseignement de Vimalakirti  (chapitre VI) où une déesse s’en prend à Shariputra qui a bien du mal à garder contenance. Les auditeurs représentant une sorte de disciple idéal selon le Petit Véhicule, les sutra du Grand Véhicule leur reprochent leur étroitesse de vue et la recherche unique de leur propre délivrance. Dans le Grand Véhicule, ces auditeurs ne peuvent devenir le Bouddha et seul le Sutra du lotus prédit l’éveil à Shariputra, qui est l’auditeur par excellence, (chapitre II).






auditeurs [quatre grands]






Avalokitesvara (bodhisattva Contemplateur des Sons du Monde, 觀世音菩薩, Kanzeon bosatsu, Guanshiyin pusa)






avatamsaka (période de la Guirlande de fleurs, 華嚴時, kegon ji, huayan shi)






Avatamsaka sutra (Sutra de la guirlande de fleurs, 華嚴經, Kegonkyo, Huayanjing)






avici (enfer des souffrances sans rémission, 阿鼻, abi, abi )






avidya (Obscur, 無明, mumyo, wuming)


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